"Je veux bien une stratégie de web social mais si cela ne coûte pas cher"...
Nous avons tous entendu ce genre de phrase mais c'est, dans la majeure partie des cas, l'expression de la méconnaissance des réseaux sociaux par les décideurs ou les gardiens des deniers des entreprises ou organisations.
En réalité, si la mise en place d'une nouvelle stratégie est attirante dans la plupart des cas, elle nécessite une préparation sur le terrain.
Bien sûr en tant que conseil, nous sensibilisons nos interlocuteurs sur des problématiques émergentes ou intéressantes pour eux, mais il est incontestable que sur cette question particulière ce n'est pas suffisant.
Pourquoi ?
C'est une question d'usage quotidien de l'informatique. Pour certains usagers qui ont connu internet à l'âge adulte, la routine est la sagesse. Ils constituent la majeure partie des décideurs actuels et considèrent internet comme un outil de gestion, d'information ou un support publicitaire mais le 2.0 est arrivé et change tout.
Pour les autres, le 2.0 est déjà daté mais ce ne sont pas forcément ceux qui tiennent les cordons de la bourse !
Pour les aider à prendre conscience à la fois du champ des possibles et des enjeux du web social, il faut prendre le temps et expliquer les choses simplement. Une mini-formation en somme qui donne de bons résultats et aide à prendre la décision stratégique adaptée aux besoins de l'organisation concernée, tout le monde parlant le même langage en interne.
Simple, non ?
mardi 21 juin 2011
jeudi 5 mai 2011
L'influence des réseaux sociaux expliquée à ma mère !
Hier on pouvait lire dans Le journal du Net que Facebook et Twitter ne génèrent que 1,7 % de l'audience des sites média (http://pear.ly/e6PfW) selon l'étude AT Internet.
En parallèle, ma mère me demande souvent quel est mon travail et en particulier pourquoi je suis souvent devant un écran. Mon travail étant de faire du conseil en commmunication institutionnelle, de crise et d'influence, donc il faut faire de la veille.
Or aujourd'hui la veille est très très souvent numérique et au delà des médias et sites classiques, les sources passent souvent par ces deux supports.
Le question du - qui fait l'opinion et où ?- se pose au quotidien et la réponse n'est pas absolue mais les tendances sont lourdes. Les journaux et même les agences de presse existent encore mais ont un poids de plus en plus ténu.
Car ce que les gens veulent aujourd'hui, c'est avoir l'information brute, le plus rapidement possible et l'interprêter eux-mêmes, sans filtres, sans analyse. Cela a bien entendu des limites mais c'est une réalité.
En parallèle, les journalistes "classiques" courent pour ne pas être laissés de côté. Ils courent mais sans moyens, sans baskets quoi... Du coup, on les trouve sur la place du "signal faible" qui peut devenir très fort en quelques minutes et sur toute la planète, c'est Twitter. Et pour que l'on lise leurs analysent ailleurs, les journalistes d'aujourd'hui doivent se montrer ici.
L'entreprise, elle, découvre avec plus ou moins de succès les réseaux sociaux et comme le message en 140 signes est trop contraignant, elle agit sur Facebook pour animer des groupes de fans et les rendre relais de la marque.
Avec leur audience si faible au total, ces outils encore actuels réunissent ceux qui font les modes et les sujets de conversations d'où leur forte influence.
Et de quoi sera fait demain ? Et bien veillons pour le savoir et être aussitôt au bon endroit et ainsi continuer de travailler efficacement.
En parallèle, ma mère me demande souvent quel est mon travail et en particulier pourquoi je suis souvent devant un écran. Mon travail étant de faire du conseil en commmunication institutionnelle, de crise et d'influence, donc il faut faire de la veille.
Or aujourd'hui la veille est très très souvent numérique et au delà des médias et sites classiques, les sources passent souvent par ces deux supports.
Le question du - qui fait l'opinion et où ?- se pose au quotidien et la réponse n'est pas absolue mais les tendances sont lourdes. Les journaux et même les agences de presse existent encore mais ont un poids de plus en plus ténu.
Car ce que les gens veulent aujourd'hui, c'est avoir l'information brute, le plus rapidement possible et l'interprêter eux-mêmes, sans filtres, sans analyse. Cela a bien entendu des limites mais c'est une réalité.
En parallèle, les journalistes "classiques" courent pour ne pas être laissés de côté. Ils courent mais sans moyens, sans baskets quoi... Du coup, on les trouve sur la place du "signal faible" qui peut devenir très fort en quelques minutes et sur toute la planète, c'est Twitter. Et pour que l'on lise leurs analysent ailleurs, les journalistes d'aujourd'hui doivent se montrer ici.
L'entreprise, elle, découvre avec plus ou moins de succès les réseaux sociaux et comme le message en 140 signes est trop contraignant, elle agit sur Facebook pour animer des groupes de fans et les rendre relais de la marque.
Avec leur audience si faible au total, ces outils encore actuels réunissent ceux qui font les modes et les sujets de conversations d'où leur forte influence.
Et de quoi sera fait demain ? Et bien veillons pour le savoir et être aussitôt au bon endroit et ainsi continuer de travailler efficacement.
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jeudi 7 avril 2011
Ode au lobbying bien fait !
Alors que le Sunday Times vient de trouver quatre moutons noirs parmi les eurodéputés, c'est le lobbying qui est en question, étonnant non ? Les faits sont là : des journalistes se sont fait passer pour des lobbyistes et ont proposé, moyennant emploi de "consultant" très bien payé, de faire passer des amendements convenant à l'entreprise fictive qu'ils représentaient. Sur 60 eurodéputés approchés 4 ont répondus favorablement. Doit-on en conclure que les lobbyistes sont des suppôts de Satan ou que les élus sont corruptibles ? Faisons preuve de raison et de nuances, puisque dans les faits aucun lobbyiste n'est en cause malgré les conclusions hâtives de certains articles de presse... En ce qui concerne les élus qui se doivent d'être exemplaires, 56 l'ont été et 4 ont failli. Il convient de prendre des sanctions à leur encontre. En ce qui concerne le lobbying rappelons qu'en France deux associations les représentent l'AFCL et Base. Dans les deux cas, le cadre éthique des pratiques du lobbying sont au coeur des échanges, pourquoi ? Parce que, foncièrement, même si il n'est pas dans nos habitudes, l'échange d'idées, de concepts, de projets entre le politique et le monde économique et social est indispensable. Le lobbying ne concerne pas seulement les gros industriels mais aussi les ONG, le monde associatif et un très large panel de représentants des différents univers économiques. Le lobbying permet de quitter l'univers d'opposition frontal entre ceux qui régissent et ceux qui agissent pour entrer dans la co-réflexion et la co-production. Son effet attendu est de rendre plus proche la décision publique de sociétés en évolution ultra-rapides. Etre lobbyiste aujourd'hui est courageux, ils sont encore assez peu nombreux en France !
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vendredi 18 mars 2011
Image de décideur : la voix peut tout changer
Mercredi à l'Assemblée Nationale, les Sénateurs et Députés ont demandé à entendre les ministres, industriels et responsables des organismes de surveillance autour de la crise nucléaire au Japon. La séance durera 3h30. Le moment est solennel, chaque personnalité invitée partage ses informations avant de répondre à une première salve de questions posées par les Présidents de groupe.
Chacun exprime ses positions et pose ses questions dans une ambiance d'écoute concentrée et l'accord tacite de se concentrer sur la crise japonaise. Alors que Daniel Paul entame ses questions il est interrompu par les hurlements son ancien camarade Maxime Gremetz qui vient d'entrer dans la salle. Son problème : une voiture mal garée... Après un moment, il est guidé vers la sortie. NKM commence à répondre aux questions posées lorsque Gremetz réapparait et ne s'arrêtera de couvrir les débats qu'après une suspension de séance. En quelques secondes, Gremetz se montre soit malade soit totalement indécent !
Les débats reprennent, les politiques, experts puis industriels répondent aux questions. Anne Lauvergeon prend la parole froide et sérieuse comme toujours. Soudain, le chant d'une fillette se fait entendre. La Présidente d'Areva poursuit son explication, puis s'arrête en expliquant que sa fille l'appelle et elle coupe la sonnerie. Elle reprend toujours pro et implacable son exposé mais en quelques secondes elle est devenue plus humaine.
En ces temps de forte tension, cela fait du bien.
Chacun exprime ses positions et pose ses questions dans une ambiance d'écoute concentrée et l'accord tacite de se concentrer sur la crise japonaise. Alors que Daniel Paul entame ses questions il est interrompu par les hurlements son ancien camarade Maxime Gremetz qui vient d'entrer dans la salle. Son problème : une voiture mal garée... Après un moment, il est guidé vers la sortie. NKM commence à répondre aux questions posées lorsque Gremetz réapparait et ne s'arrêtera de couvrir les débats qu'après une suspension de séance. En quelques secondes, Gremetz se montre soit malade soit totalement indécent !
Les débats reprennent, les politiques, experts puis industriels répondent aux questions. Anne Lauvergeon prend la parole froide et sérieuse comme toujours. Soudain, le chant d'une fillette se fait entendre. La Présidente d'Areva poursuit son explication, puis s'arrête en expliquant que sa fille l'appelle et elle coupe la sonnerie. Elle reprend toujours pro et implacable son exposé mais en quelques secondes elle est devenue plus humaine.
En ces temps de forte tension, cela fait du bien.
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lundi 28 février 2011
A bon veilleur rien d'impossible !
Souvent, dans la cadre d'interventions en communication d'influence, la première question est de savoir quel outil de visibilité on va développer. Lorsque ma réponse vient cela provoque souvent un blanc...
Pourquoi ? Parce qu'il est urgent de ne pas se presser pour agir sur les réseaux sociaux.
En effet, avant de se jeter dans cet univers -parfois en totale découverte-, il faut comprendre et en adopter les usages. Accepter la discussion, la remise en question et l'avis ou l'opinion d'autres, c'est important. En théorie, nous sommes tous d'accord mais en réalité c'est moins évident, non ?
Mais cela ne suffit pas, bien entendu, car il faut avoir quelque chose à dire... Ce n'est pas si fréquent !
Il faut aussi faire preuve de constance dans la présence afin de pouvoir réellement être entendu et crédible pour les autres acteurs du net. Comme dans une équipe, il faut mériter sa place !
Enfin, quelle que soit la forme de notre présence sur internet, il faut regarder de près -et souvent- ce qui s'y passe, c'est à dire veiller. C'est prendre le pouls des sujets qui mobilisent l'opinion et ainsi mieux comprendre ce qui se passe autour de nous. Rien de mieux pour proposer des stratégies de communication pertinentes qui annoncent des mouvements de fond au delà des modes !
Alors à bon veilleur rien d'impossible !
Pourquoi ? Parce qu'il est urgent de ne pas se presser pour agir sur les réseaux sociaux.
En effet, avant de se jeter dans cet univers -parfois en totale découverte-, il faut comprendre et en adopter les usages. Accepter la discussion, la remise en question et l'avis ou l'opinion d'autres, c'est important. En théorie, nous sommes tous d'accord mais en réalité c'est moins évident, non ?
Mais cela ne suffit pas, bien entendu, car il faut avoir quelque chose à dire... Ce n'est pas si fréquent !
Il faut aussi faire preuve de constance dans la présence afin de pouvoir réellement être entendu et crédible pour les autres acteurs du net. Comme dans une équipe, il faut mériter sa place !
Enfin, quelle que soit la forme de notre présence sur internet, il faut regarder de près -et souvent- ce qui s'y passe, c'est à dire veiller. C'est prendre le pouls des sujets qui mobilisent l'opinion et ainsi mieux comprendre ce qui se passe autour de nous. Rien de mieux pour proposer des stratégies de communication pertinentes qui annoncent des mouvements de fond au delà des modes !
Alors à bon veilleur rien d'impossible !
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jeudi 10 février 2011
Un "20 heures" International !
Quelles nouvelles aujourd'hui ?
Il y a ce fait divers, c'est terrible ! Et puis tu as vu ce qui se passe au Maghreb, c'est incroyable !
Si Anne Roumanoff aime jouer du Café du Commerce, ne devrions-nous pas regarder un peu plus loin ?
Les actualités internationales n'ont qu'une trop faible part dans les journaux télévisés avec un sujet après l'autre, attention, pas tous ensemble. Du coup cela donne l'impression d'un feuilleton sans analyse ou une fois de plus la réaction l'emporte sur le raisonnement.
Aung San Suu Kyi est à peine libérée que l'on part en Côte d'Ivoire visiter les deux Présidents puis en Tunisie, passage par Paris pour cause de vol privé, puis L'Egypte mobilise les attentions et les théories fumeuses...
Qu'en est-il de l'effet de la libération de la Prix Nobel Birmane dans son pays, est-ce une opération de communication ou un signe de renouveau démocratique ?
Quel avenir et quelles actions sont entreprises en Côte d'Ivoire pour trouver une solution sans bain de sang ?
Le Président Ben Ali a quitté son pays mais cela ne résoud pas tout, que se passe-t-il en Tunisie ? Quelles sont, aujourd'hui, avec le retour des opposants dans leur pays les nouvelles perspectives de notre voisin ?
Autant de questions sans réponses par les organes grand public d'information, il n'y a rien de plus normal que les télespectateurs s'en écartent pour chercher eux-mêmes des informations et suivre leurs questionnements sur internet entre autres.
Je rêve d'un monde médiatique où l'analyse et le suivi de l'information auraient de la place afin de permettre à chacun de se construire une opinion plus structurée. Cela ouvrirait la porte à une soif de connaître un monde dans lequel nous évoluerions, sans doute, avec plus de facilités.
Il y a ce fait divers, c'est terrible ! Et puis tu as vu ce qui se passe au Maghreb, c'est incroyable !
Si Anne Roumanoff aime jouer du Café du Commerce, ne devrions-nous pas regarder un peu plus loin ?
Les actualités internationales n'ont qu'une trop faible part dans les journaux télévisés avec un sujet après l'autre, attention, pas tous ensemble. Du coup cela donne l'impression d'un feuilleton sans analyse ou une fois de plus la réaction l'emporte sur le raisonnement.
Aung San Suu Kyi est à peine libérée que l'on part en Côte d'Ivoire visiter les deux Présidents puis en Tunisie, passage par Paris pour cause de vol privé, puis L'Egypte mobilise les attentions et les théories fumeuses...
Qu'en est-il de l'effet de la libération de la Prix Nobel Birmane dans son pays, est-ce une opération de communication ou un signe de renouveau démocratique ?
Quel avenir et quelles actions sont entreprises en Côte d'Ivoire pour trouver une solution sans bain de sang ?
Le Président Ben Ali a quitté son pays mais cela ne résoud pas tout, que se passe-t-il en Tunisie ? Quelles sont, aujourd'hui, avec le retour des opposants dans leur pays les nouvelles perspectives de notre voisin ?
Autant de questions sans réponses par les organes grand public d'information, il n'y a rien de plus normal que les télespectateurs s'en écartent pour chercher eux-mêmes des informations et suivre leurs questionnements sur internet entre autres.
Je rêve d'un monde médiatique où l'analyse et le suivi de l'information auraient de la place afin de permettre à chacun de se construire une opinion plus structurée. Cela ouvrirait la porte à une soif de connaître un monde dans lequel nous évoluerions, sans doute, avec plus de facilités.
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mardi 1 février 2011
Une vision archaïque du lobbying
Vu sur Slate.fr ce matin, le poids des lobbies sur le rythme scolaire dans notre beau pays, dont voici le lien : http://www.slate.fr/story/33455/rythmes-scolaires-ecole-vacances-zone-A-B-C-lobbies-calendes-grecques.
Une bonne vision de l'histoire de l'influence des lobbies sur les congés scolaires qui remonte au début du XXè siècle. Pour le reste, c'est assez triste de voir le poids du ministre de l'Education face, à la fois, au monde de l'éducation et à celui de l'économie. Dans les faits, l'enfant scolarisé est balloté au gré de la puissance et de la résistance des uns et des autres. Il convient aujourd'hui de rompre le fil pour que ce ministère existe bien et prenne des décisions utiles aux enfants scolarisés en France.
Quant à l'image du lobbying éthique... Merci aux lobbyistes "à la papa" de bien vouloir revoir leurs méthodes afin de ne pas peser sur une profession qui ne mérite pas cela. Le lobbying est utile si il offre une information complète sur un champ d'étude. Il est efficace, à partir du moment où il permet une avancée pour les usagers ou l'ouverture d'un débat public sur le sujet.
Il doit être exigeant pour être crédible et ici visiblement ce n'est pas le cas.
Une bonne vision de l'histoire de l'influence des lobbies sur les congés scolaires qui remonte au début du XXè siècle. Pour le reste, c'est assez triste de voir le poids du ministre de l'Education face, à la fois, au monde de l'éducation et à celui de l'économie. Dans les faits, l'enfant scolarisé est balloté au gré de la puissance et de la résistance des uns et des autres. Il convient aujourd'hui de rompre le fil pour que ce ministère existe bien et prenne des décisions utiles aux enfants scolarisés en France.
Quant à l'image du lobbying éthique... Merci aux lobbyistes "à la papa" de bien vouloir revoir leurs méthodes afin de ne pas peser sur une profession qui ne mérite pas cela. Le lobbying est utile si il offre une information complète sur un champ d'étude. Il est efficace, à partir du moment où il permet une avancée pour les usagers ou l'ouverture d'un débat public sur le sujet.
Il doit être exigeant pour être crédible et ici visiblement ce n'est pas le cas.
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