Avec le froid qui recule, et un entre deux tours électoral édifiant éthiquement parlant, je m'interroge sur la valeur de l'engagement.
Avec courage, les militants des partis sont allés sur le terrain pour convaincre porte-à-porte que la région est importante. Difficile mission alors que la réforme des collectivités approche mais que personne ne peut en comprendre les contours. Difficile mission alors que les partis politiques connus de chacun sont en pleine réorganisation et que l'on ne comprend pas les lignes directrices qui fondent leur politique... Difficile enfin parce que l'on assiste à des querelles -voire plus- de personnes et pas de projet.
Les électeurs se sont prononcés et l'abstentionnisme est le grand vainqueur. Les militants sont courageux mais ne peuvent pas rendre lisible ce qui ne l'est pas, compréhensible ce qui n'a pas de sens -ou un sens qui ne cadre pas avec leur engagement-.
Ne faut-il pas que les acteurs politiques revoient leur méthode pour montrer la valeur, le sens de leur engagement ? Ne faut-il pas avoir le courage de la patience et de la construction du projet ? Ne faut-il pas privilégier la valeur du fond, la didactique à la séduction ?
Espérons qu'à la faveur du printemps, de nouvelles méthodes germent.
jeudi 18 mars 2010
lundi 22 février 2010
Communication d'influence contenant ou contenu du lobbying ?
De plus en plus fréquemment la question se pose ou du moins on me pose cette question.
La réponse de la communicante est que le lobbying est l'un de outils de l'influence. Il est tourné vers le politique et a pour objectif d'influencer la gestion publique ou la loi dans l'esprit ou la forme.
La communication d'influence vise des évolutions sociales, sociétales voire de mode de consommation et l'accélération de la prise en compte par les autorités de ces changements.
Ainsi, dans un cadre éthique clairement indispensable, l'objectif peut être un changement de comportement qui ne demande absolument pas à être légiféré ou réglementé mais pris en compte par la société.
D'une certaine façon, les mouvements de mode en font partie et une vision large prenant en compte fortement internet est un atout dans l'élaboration de stratégies d'influence.
Il est loin le temps ou l'influence était un domaine réservé. Son champ n'est pas figé et le fantastique observatoire qu'offre la toile demande une réelle technicité pour être une vigie efficace.
Il existe de plus en plus d'offres spécifiques dans le domaine de la veille digitale, avec des options techniques très pointues mais souvent sans suivi stratégique adapté à l'appui.
Les prix grimpent vite alors il faut savoir précisément ce dont on a besoin au départ pour trouver la formule réellement adaptée.
C'est encore un peu la jungle mais le marché se régule car les clients appréhendent de mieux en mieux la question. Attention tout de même à choisir des indicateurs pertinents .
Bonne chance à tous ceux qui se lancent !
La réponse de la communicante est que le lobbying est l'un de outils de l'influence. Il est tourné vers le politique et a pour objectif d'influencer la gestion publique ou la loi dans l'esprit ou la forme.
La communication d'influence vise des évolutions sociales, sociétales voire de mode de consommation et l'accélération de la prise en compte par les autorités de ces changements.
Ainsi, dans un cadre éthique clairement indispensable, l'objectif peut être un changement de comportement qui ne demande absolument pas à être légiféré ou réglementé mais pris en compte par la société.
D'une certaine façon, les mouvements de mode en font partie et une vision large prenant en compte fortement internet est un atout dans l'élaboration de stratégies d'influence.
Il est loin le temps ou l'influence était un domaine réservé. Son champ n'est pas figé et le fantastique observatoire qu'offre la toile demande une réelle technicité pour être une vigie efficace.
Il existe de plus en plus d'offres spécifiques dans le domaine de la veille digitale, avec des options techniques très pointues mais souvent sans suivi stratégique adapté à l'appui.
Les prix grimpent vite alors il faut savoir précisément ce dont on a besoin au départ pour trouver la formule réellement adaptée.
C'est encore un peu la jungle mais le marché se régule car les clients appréhendent de mieux en mieux la question. Attention tout de même à choisir des indicateurs pertinents .
Bonne chance à tous ceux qui se lancent !
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lobbying,
veille digitale
jeudi 4 février 2010
Samuel Oudin se fait plaisir
Je dois dire que rares sont les éditos qui inspirent un sourire complice ces derniers temps. Du poil à gratter et quelques phrases bien lâchées, j'ai apprécié celui qui ouvre le numéro 5 du magazine Com et Médias.
Son titre racoleur n'est pas ce qu'il y a de meilleur : Sexe, culture, développement durable mais le contenu est intéressant. Il propose l'idée que l'on ferait trop de com et pas assez de fond sur le développement durable, aussi dénommé éco-développement. Et que le green-washing ferait la loi en marketing. L'ARPP (association de régulation professionnelle de la publicité) en arrive même à afficher l'objectif de "maîtriser les abus de discours écologiques".
Après être sortis quelque peu groggy du Sommet de Copenhague, nous devrions maintenant regarder de plus prêt ce que l'on fait chez nous ? Bravo, allons y ! Cela fera primer le fond sur la forme et redonnera de la valeur à ceux qui agissent, réellement et discrètement, dans le sens d'un développement responsable de nos sociétés.
"Faut pas pousser tata Mauricette dans les orties !" comme le dirait Samuel.
A retrouver sur www.marketeam.fr
Son titre racoleur n'est pas ce qu'il y a de meilleur : Sexe, culture, développement durable mais le contenu est intéressant. Il propose l'idée que l'on ferait trop de com et pas assez de fond sur le développement durable, aussi dénommé éco-développement. Et que le green-washing ferait la loi en marketing. L'ARPP (association de régulation professionnelle de la publicité) en arrive même à afficher l'objectif de "maîtriser les abus de discours écologiques".
Après être sortis quelque peu groggy du Sommet de Copenhague, nous devrions maintenant regarder de plus prêt ce que l'on fait chez nous ? Bravo, allons y ! Cela fera primer le fond sur la forme et redonnera de la valeur à ceux qui agissent, réellement et discrètement, dans le sens d'un développement responsable de nos sociétés.
"Faut pas pousser tata Mauricette dans les orties !" comme le dirait Samuel.
A retrouver sur www.marketeam.fr
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argumentation,
Développement durable,
discours
jeudi 21 janvier 2010
Parlons argent !
Comment établir la valeur d'un conseil ?
La chose n'est pas aisée mais elle mérite d'être discutée. En effet, si vous êtes lecteur de ce blog, vous êtes sans doute acheteur ou producteur de service. Ces services -et notamment la matière grise- doivent être justement rémunérés.
Comme je travaille à la fois à Paris et en région, j'entends des réalités bien différentes et cela entre en compte dans les incompréhensions entre les deux parties : acheteur/ producteur.
D'un côté, l'acheteur qui commande avec un budget précis et parfois une demande qui évolue lors du développement de la mission. Il est de plus en plus contraint par le contexte mais aussi les réglementations et organisations internes. Après l'époque où règnait le moins disant (en com on s'offrait une pointure tout de même), les choses évoluent lentement vers plus de qualitatif, tant mieux !
De l'autre côté, le producteur a longtemps fonctionné sans préciser ses contraintes d'établissement du prix, or, elles sont claires : charges de structure (fonctionnement, impôts et prélèvement obligatoires, participation aux frais de développement et publicité), temps passé et complexité de la demande, expérience et technicité du ou des intervenants, frais de mission.
Le flou en arrangeait certains mais il me semble qui si nous voulons valoriser les métiers du conseil nous avons tout intérêt à être clairs avec nos prospects. L'éthique de chacun quand à son prix et des propositions de communication moins consuméristes nous offrent la possibilité de développer de nouveaux rapports avec nos clients.
La com'responsabilité voit le jour et c'est heureux... non ?
La chose n'est pas aisée mais elle mérite d'être discutée. En effet, si vous êtes lecteur de ce blog, vous êtes sans doute acheteur ou producteur de service. Ces services -et notamment la matière grise- doivent être justement rémunérés.
Comme je travaille à la fois à Paris et en région, j'entends des réalités bien différentes et cela entre en compte dans les incompréhensions entre les deux parties : acheteur/ producteur.
D'un côté, l'acheteur qui commande avec un budget précis et parfois une demande qui évolue lors du développement de la mission. Il est de plus en plus contraint par le contexte mais aussi les réglementations et organisations internes. Après l'époque où règnait le moins disant (en com on s'offrait une pointure tout de même), les choses évoluent lentement vers plus de qualitatif, tant mieux !
De l'autre côté, le producteur a longtemps fonctionné sans préciser ses contraintes d'établissement du prix, or, elles sont claires : charges de structure (fonctionnement, impôts et prélèvement obligatoires, participation aux frais de développement et publicité), temps passé et complexité de la demande, expérience et technicité du ou des intervenants, frais de mission.
Le flou en arrangeait certains mais il me semble qui si nous voulons valoriser les métiers du conseil nous avons tout intérêt à être clairs avec nos prospects. L'éthique de chacun quand à son prix et des propositions de communication moins consuméristes nous offrent la possibilité de développer de nouveaux rapports avec nos clients.
La com'responsabilité voit le jour et c'est heureux... non ?
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réalisme,
valeur du conseil
mardi 5 janvier 2010
2010, année créative !
En cette période de voeux mais aussi de crise, on nous parle de retour vers les valeurs de solidarité et d'amitié. C'est formidable, mais il me semble que l'un des côtés positifs des crises est la prise en compte de la créativité, la nouveauté.
Je souhaite donc que nos chercheurs, concepteurs, créateurs, ingénieurs redoublent de propositions et que les dirigeants aient la clairvoyance de les entendre et de réagir vite !
Au delà du développement durable qui a de beaux jours devant lui, il va falloir avoir de l'imagination et de l'éthique en matière financière, boursière, de gestion d'entreprise ou publique...
Le champ des possibles est vaste et je vous souhaite à tous une année 2010 de pionniers !
Je souhaite donc que nos chercheurs, concepteurs, créateurs, ingénieurs redoublent de propositions et que les dirigeants aient la clairvoyance de les entendre et de réagir vite !
Au delà du développement durable qui a de beaux jours devant lui, il va falloir avoir de l'imagination et de l'éthique en matière financière, boursière, de gestion d'entreprise ou publique...
Le champ des possibles est vaste et je vous souhaite à tous une année 2010 de pionniers !
jeudi 17 décembre 2009
Merci Pierre
Ce matin, il neige. Du coup, bloquée, je prends tranquillement mon petit-déjeuner en écoutant France Inter. Le ministre de l'Agriculture est invité à répondre aux questions des auditeurs. Lorsque Pierre, producteur de fruits s'adresse à lui... à nous ? Il explique que après le ramassage des fruits et leur vente en septembre, il fait ses comptes et il réalise (là un grand silence contenu se fait entendre). Il réalise donc qu'il lui manque 15 000 euros pour payer les saisonniers. Pierre est en larmes et sans doute en colère. Il précise tout de même qu'il ne veut pas d'aide mais que comme tous les producteurs de ce type de produits, il vend en un mois la production fruit de son travail de l'année entière. En face, la grande distribution, les centrales d'achat et la concurrence étrangère. Pierre se tait. L'émotion de ceux qui l'écoutent est palpable.
Le ministre prend la parole et parle d'une politique à revoir en la matière et de contrôles auprès des acheteurs. Il parle aussi d'allègement de charges et donc du coût du travail qui baissera. Nicolas Demorand redonne la parole à Pierre pour recueillir sa réaction et le laisser finir son raisonnement.
Pierre a repris son souffle mais garde son leitmotiv : l'agriculture est dévalorisée et on nous traite d'assistés, de pollueurs. Pour lui, les contrôles et l'assistance n'y changeront rien. Il faut bien plus car il ne pourra revivre une telle année. Si à la fin de l'été, le mode de vente est le même sur le marché français, il arrache toutes ses plantations et quitte le monde agricole comme son fils qui ne voulait plus de ce monde de fadas !
Désespoir et dignité, Pierre je pense que votre témoignage aura fait beaucoup plus auprès de l'opinion, du ministre et de ses conseillers que la plupart des réunions et manifestations.
Pierre, vous nous avez permis d'entendre la complexité de la crise qui touche l'agriculture de notre pays.
Merci à vous.
Le ministre prend la parole et parle d'une politique à revoir en la matière et de contrôles auprès des acheteurs. Il parle aussi d'allègement de charges et donc du coût du travail qui baissera. Nicolas Demorand redonne la parole à Pierre pour recueillir sa réaction et le laisser finir son raisonnement.
Pierre a repris son souffle mais garde son leitmotiv : l'agriculture est dévalorisée et on nous traite d'assistés, de pollueurs. Pour lui, les contrôles et l'assistance n'y changeront rien. Il faut bien plus car il ne pourra revivre une telle année. Si à la fin de l'été, le mode de vente est le même sur le marché français, il arrache toutes ses plantations et quitte le monde agricole comme son fils qui ne voulait plus de ce monde de fadas !
Désespoir et dignité, Pierre je pense que votre témoignage aura fait beaucoup plus auprès de l'opinion, du ministre et de ses conseillers que la plupart des réunions et manifestations.
Pierre, vous nous avez permis d'entendre la complexité de la crise qui touche l'agriculture de notre pays.
Merci à vous.
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mardi 1 décembre 2009
Communication, crise et RSE*, un cocktail explosif ?
Je viens de lire un numéro formidable du Magazine de la Communication de Crise & sensible. Thierry Libaert, maitre de conférence à l'IEP, y met en perspective des problématiques très actuelles : la responsabilité sociale de l'entreprise, la crise ou les crises et la communication. Il y explique notamment que si la RSE permet de rendre l'entreprise plus vertueuse. Cela la met également en danger de communication plus évident. En effet, une entreprise se déclarant responsable aura du mal à traverser les crises sans risques si celles -ci portent sur sa responsablité sociale ou environnementales (les plus sensibles dans l'opinion).
Et si une forte crise permet souvent de remettre à plat les méthodes et dispositifs internes avec pour effet une prise en compte plus forte de la RSE, la partie commnication est beaucoup plus délicate.
En effet qui dit communication, dit mise en lumière d'une organisation auprès de tout ou partie de l'opinion. La conséquence est mécanique : en attirant l'attention on augmente le risque de retours négatifs sur l'action, et quand une crise s'en mèle...
Quant à la communication elle-même ? Thierry Libaert la considère comme une des conditions du développement durable car sans transparence ni participation, il n'y a qu'une illusion de RSE.
La responsabilité des communicants est grande puisque la règle est ainsi : 80% de la gestion de crise est consitutée de la communication. L'essentiel de la crise réside non dans sa réalité mais dans sa perception.
Bon courage à tous !
*RSE : Responsabilité Sociale de l'Entreprise
Et si une forte crise permet souvent de remettre à plat les méthodes et dispositifs internes avec pour effet une prise en compte plus forte de la RSE, la partie commnication est beaucoup plus délicate.
En effet qui dit communication, dit mise en lumière d'une organisation auprès de tout ou partie de l'opinion. La conséquence est mécanique : en attirant l'attention on augmente le risque de retours négatifs sur l'action, et quand une crise s'en mèle...
Quant à la communication elle-même ? Thierry Libaert la considère comme une des conditions du développement durable car sans transparence ni participation, il n'y a qu'une illusion de RSE.
La responsabilité des communicants est grande puisque la règle est ainsi : 80% de la gestion de crise est consitutée de la communication. L'essentiel de la crise réside non dans sa réalité mais dans sa perception.
Bon courage à tous !
*RSE : Responsabilité Sociale de l'Entreprise
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