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lundi 28 février 2011

A bon veilleur rien d'impossible !

Souvent, dans la cadre d'interventions en communication d'influence, la première question est de savoir quel outil de visibilité on va développer. Lorsque ma réponse vient cela provoque souvent un blanc...
Pourquoi ? Parce qu'il est urgent de ne pas se presser pour agir sur les réseaux sociaux.

En effet, avant de se jeter dans cet univers -parfois en totale découverte-, il faut comprendre et en adopter les usages. Accepter la discussion, la remise en question et l'avis ou l'opinion d'autres, c'est important. En théorie, nous sommes tous d'accord mais en réalité c'est moins évident, non ?
Mais cela ne suffit pas, bien entendu, car il faut avoir quelque chose à dire... Ce n'est pas si fréquent !
Il faut aussi faire preuve de constance dans la présence afin de pouvoir réellement être entendu et crédible pour les autres acteurs du net. Comme dans une équipe, il faut mériter sa place !

Enfin, quelle que soit la forme de notre présence sur internet, il faut regarder de près -et souvent- ce qui s'y passe, c'est à dire veiller. C'est prendre le pouls des sujets qui mobilisent l'opinion et ainsi mieux comprendre ce qui se passe autour de nous. Rien de mieux pour proposer des stratégies de communication pertinentes qui annoncent des mouvements de fond au delà des modes !
Alors à bon veilleur rien d'impossible !

jeudi 10 février 2011

Un "20 heures" International !

Quelles nouvelles aujourd'hui ?
Il y a ce fait divers, c'est terrible ! Et puis tu as vu ce qui se passe au Maghreb, c'est incroyable !
Si Anne Roumanoff aime jouer du Café du Commerce, ne devrions-nous pas regarder un peu plus loin ?

Les actualités internationales n'ont qu'une trop faible part dans les journaux télévisés avec un sujet après l'autre, attention, pas tous ensemble. Du coup cela donne l'impression d'un feuilleton sans analyse ou une fois de plus la réaction l'emporte sur le raisonnement.
Aung San Suu Kyi est à peine libérée que l'on part en Côte d'Ivoire visiter les deux Présidents puis en Tunisie, passage par Paris pour cause de vol privé, puis L'Egypte mobilise les attentions et les théories fumeuses...
Qu'en est-il de l'effet de la libération de la Prix Nobel Birmane dans son pays, est-ce une opération de communication ou un signe de renouveau démocratique ?
Quel avenir et quelles actions sont entreprises en Côte d'Ivoire pour trouver une solution sans bain de sang ?
Le Président Ben Ali a quitté son pays mais cela ne résoud pas tout, que se passe-t-il en Tunisie ? Quelles sont, aujourd'hui, avec le retour des opposants dans leur pays les nouvelles perspectives de notre voisin ?

Autant de questions sans réponses par les organes grand public d'information, il n'y a rien de plus normal que les télespectateurs s'en écartent pour chercher eux-mêmes des informations et suivre leurs questionnements sur internet entre autres.

Je rêve d'un monde médiatique où l'analyse et le suivi de l'information auraient de la place afin de permettre à chacun de se construire une opinion plus structurée. Cela ouvrirait la porte à une soif de connaître un monde dans lequel nous évoluerions, sans doute, avec plus de facilités.

jeudi 17 décembre 2009

Merci Pierre

Ce matin, il neige. Du coup, bloquée, je prends tranquillement mon petit-déjeuner en écoutant France Inter. Le ministre de l'Agriculture est invité à répondre aux questions des auditeurs. Lorsque Pierre, producteur de fruits s'adresse à lui... à nous ? Il explique que après le ramassage des fruits et leur vente en septembre, il fait ses comptes et il réalise (là un grand silence contenu se fait entendre). Il réalise donc qu'il lui manque 15 000 euros pour payer les saisonniers. Pierre est en larmes et sans doute en colère. Il précise tout de même qu'il ne veut pas d'aide mais que comme tous les producteurs de ce type de produits, il vend en un mois la production fruit de son travail de l'année entière. En face, la grande distribution, les centrales d'achat et la concurrence étrangère. Pierre se tait. L'émotion de ceux qui l'écoutent est palpable.
Le ministre prend la parole et parle d'une politique à revoir en la matière et de contrôles auprès des acheteurs. Il parle aussi d'allègement de charges et donc du coût du travail qui baissera. Nicolas Demorand redonne la parole à Pierre pour recueillir sa réaction et le laisser finir son raisonnement.
Pierre a repris son souffle mais garde son leitmotiv : l'agriculture est dévalorisée et on nous traite d'assistés, de pollueurs. Pour lui, les contrôles et l'assistance n'y changeront rien. Il faut bien plus car il ne pourra revivre une telle année. Si à la fin de l'été, le mode de vente est le même sur le marché français, il arrache toutes ses plantations et quitte le monde agricole comme son fils qui ne voulait plus de ce monde de fadas !
Désespoir et dignité, Pierre je pense que votre témoignage aura fait beaucoup plus auprès de l'opinion, du ministre et de ses conseillers que la plupart des réunions et manifestations.
Pierre, vous nous avez permis d'entendre la complexité de la crise qui touche l'agriculture de notre pays.
Merci à vous.