Hier on pouvait lire dans Le journal du Net que Facebook et Twitter ne génèrent que 1,7 % de l'audience des sites média (http://pear.ly/e6PfW) selon l'étude AT Internet.
En parallèle, ma mère me demande souvent quel est mon travail et en particulier pourquoi je suis souvent devant un écran. Mon travail étant de faire du conseil en commmunication institutionnelle, de crise et d'influence, donc il faut faire de la veille.
Or aujourd'hui la veille est très très souvent numérique et au delà des médias et sites classiques, les sources passent souvent par ces deux supports.
Le question du - qui fait l'opinion et où ?- se pose au quotidien et la réponse n'est pas absolue mais les tendances sont lourdes. Les journaux et même les agences de presse existent encore mais ont un poids de plus en plus ténu.
Car ce que les gens veulent aujourd'hui, c'est avoir l'information brute, le plus rapidement possible et l'interprêter eux-mêmes, sans filtres, sans analyse. Cela a bien entendu des limites mais c'est une réalité.
En parallèle, les journalistes "classiques" courent pour ne pas être laissés de côté. Ils courent mais sans moyens, sans baskets quoi... Du coup, on les trouve sur la place du "signal faible" qui peut devenir très fort en quelques minutes et sur toute la planète, c'est Twitter. Et pour que l'on lise leurs analysent ailleurs, les journalistes d'aujourd'hui doivent se montrer ici.
L'entreprise, elle, découvre avec plus ou moins de succès les réseaux sociaux et comme le message en 140 signes est trop contraignant, elle agit sur Facebook pour animer des groupes de fans et les rendre relais de la marque.
Avec leur audience si faible au total, ces outils encore actuels réunissent ceux qui font les modes et les sujets de conversations d'où leur forte influence.
Et de quoi sera fait demain ? Et bien veillons pour le savoir et être aussitôt au bon endroit et ainsi continuer de travailler efficacement.
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jeudi 5 mai 2011
jeudi 17 décembre 2009
Merci Pierre
Ce matin, il neige. Du coup, bloquée, je prends tranquillement mon petit-déjeuner en écoutant France Inter. Le ministre de l'Agriculture est invité à répondre aux questions des auditeurs. Lorsque Pierre, producteur de fruits s'adresse à lui... à nous ? Il explique que après le ramassage des fruits et leur vente en septembre, il fait ses comptes et il réalise (là un grand silence contenu se fait entendre). Il réalise donc qu'il lui manque 15 000 euros pour payer les saisonniers. Pierre est en larmes et sans doute en colère. Il précise tout de même qu'il ne veut pas d'aide mais que comme tous les producteurs de ce type de produits, il vend en un mois la production fruit de son travail de l'année entière. En face, la grande distribution, les centrales d'achat et la concurrence étrangère. Pierre se tait. L'émotion de ceux qui l'écoutent est palpable.
Le ministre prend la parole et parle d'une politique à revoir en la matière et de contrôles auprès des acheteurs. Il parle aussi d'allègement de charges et donc du coût du travail qui baissera. Nicolas Demorand redonne la parole à Pierre pour recueillir sa réaction et le laisser finir son raisonnement.
Pierre a repris son souffle mais garde son leitmotiv : l'agriculture est dévalorisée et on nous traite d'assistés, de pollueurs. Pour lui, les contrôles et l'assistance n'y changeront rien. Il faut bien plus car il ne pourra revivre une telle année. Si à la fin de l'été, le mode de vente est le même sur le marché français, il arrache toutes ses plantations et quitte le monde agricole comme son fils qui ne voulait plus de ce monde de fadas !
Désespoir et dignité, Pierre je pense que votre témoignage aura fait beaucoup plus auprès de l'opinion, du ministre et de ses conseillers que la plupart des réunions et manifestations.
Pierre, vous nous avez permis d'entendre la complexité de la crise qui touche l'agriculture de notre pays.
Merci à vous.
Le ministre prend la parole et parle d'une politique à revoir en la matière et de contrôles auprès des acheteurs. Il parle aussi d'allègement de charges et donc du coût du travail qui baissera. Nicolas Demorand redonne la parole à Pierre pour recueillir sa réaction et le laisser finir son raisonnement.
Pierre a repris son souffle mais garde son leitmotiv : l'agriculture est dévalorisée et on nous traite d'assistés, de pollueurs. Pour lui, les contrôles et l'assistance n'y changeront rien. Il faut bien plus car il ne pourra revivre une telle année. Si à la fin de l'été, le mode de vente est le même sur le marché français, il arrache toutes ses plantations et quitte le monde agricole comme son fils qui ne voulait plus de ce monde de fadas !
Désespoir et dignité, Pierre je pense que votre témoignage aura fait beaucoup plus auprès de l'opinion, du ministre et de ses conseillers que la plupart des réunions et manifestations.
Pierre, vous nous avez permis d'entendre la complexité de la crise qui touche l'agriculture de notre pays.
Merci à vous.
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